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l'Édito

de Père Michel

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février 2026

VOICI MAINTENANT

LE MOMENT FAVORABLE

Le temps de carême qui commence le mercredi des cendres (18 février) et va se terminer le jeudi saint, premier jour du Triduum pascal (02 avril), est une période très importante pour les chrétiens parce qu’elle nous prépare aux fêtes pascales, à cette vérité réelle qui fonde notre foi chrétienne. 

Carême est pour nous un temps béni, un temps de joie, un temps de grâce pendant lequel nous sommes invités à suivre le Christ au désert. Il est un temps qui nous est offert pour vérifier les chemins que nous sommes en train de parcourir, pour retrouver la voie qui nous ramène à la MAISON, pour nous engager sur le chemin de la conversion, pour accueillir le pardon du Seigneur. Profitons donc de ces quarante jours pour faire l'expérience de nos faiblesses, de nos limites et de nos attachements.

Durant ce temps de carême, l’Église nous propose trois exercices : 

Le jeûne : c’est une arme spirituelle pour lutter contre tous les attachements désordonnés. Il nous permet de renoncer à certaines habitudes pour nous recentrer sur l’essentiel : le Christ.

 

La prière :  S’entrainer à intensifier la vie de prière à partir de la Parole de Dieu. 

 

L’aumône :  Elle nous éduque et nous invite à la solidarité, à penser aux pauvres et aux oubliés. Le carême nous offre l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité (Benoit XVI). 

 

Au sein de notre Communauté de paroisses de Terres et Eaux de Marmoutier, après réflexion et discernement avec les membres de l’Equipe d’Animation Pastorale (EAP) et certains acteurs de la vie paroissiale, nous avons fait le choix d’orienter les fruits de nos efforts de carême 2026 au Foyer d’Accueil Spécialisé Air et Vie. Il s’agira pour nous d’apporter un soutien visant à favoriser l’autonomie et la mobilité de ces 29 jeunes résidents. 

Nous sommes appelés à vivre ces quarante jours comme un temps où le Seigneur nous invite à être plus chrétiens, plus porteurs de la lumière de la foi, de l’espérance et de la charité autour de nous et en nous. Profitons de ce temps pour repartir encore plus fermement à la suite du Seigneur.

Père Michel MUKENDU MBAYABU

prêtre spiritain, curé de la Communauté de Paroisses

des Terres et Eaux de Marmoutier

l'Édito

de Père Mathieu, prêtre coopérateur

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décembre 2025

NOËL, LA FOI CHRÉTIENNE COMME RELATION

En décembre, et même bien avant, l’atmosphère de Noël s’installe dans notre environnement quotidien. Les magasins proposent de nombreux articles de décoration, les rues s’illuminent, on prévoit le repas de Noël. Cette ambiance festive est positive et porteuse de joie. Pourtant, pour le chrétien, il ne s’agit pas de passer un noël inoubliable, mais d’en vivre un vrai, qui dépasse la simple commémoration.

Noël ne se limite pas à évoquer une fête. C’est un événement extraordinaire dans l’histoire de l’humanité, celui de Dieu qui vient nous rencontrer et nous manifester sa solidarité en devenant l’un de nous. Ainsi, selon l’expression de Denis Sonet, celui qui est le « Tout-Autre » devient le « Tout-nôtre », Noël nous révèle que Dieu est essentiellement relation. Sa proximité ne se limite pas à une simple présence physique, mais s’exprime dans une relation vivante. Dieu ne demeure pas lointain : il partage notre existence, avec ses joies et ses épreuves. Noël est ainsi le cœur de la foi chrétienne comprise comme relation. Être disciple du Christ, c’est être une personne de relation.

l'Édito

de Père Michel, curé

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février 2026

VOICI MAINTENANT

LE MOMENT FAVORABLE

Le temps de carême qui commence le mercredi des cendres (18 février) et va se terminer le jeudi saint, premier jour du Triduum pascal (02 avril), est une période très importante pour les chrétiens parce qu’elle nous prépare aux fêtes pascales, à cette vérité réelle qui fonde notre foi chrétienne. 

Carême est pour nous un temps béni, un temps de joie, un temps de grâce pendant lequel nous sommes invités à suivre le Christ au désert. Il est un temps qui nous est offert pour vérifier les chemins que nous sommes en train de parcourir, pour retrouver la voie qui nous ramène à la MAISON, pour nous engager sur le chemin de la conversion, pour accueillir le pardon du Seigneur. Profitons donc de ces quarante jours pour faire l'expérience de nos faiblesses, de nos limites et de nos attachements.

l'Édito

de Père Michel

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février 2025

ESPÉRER ET OSER AGIR

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur ». L’espérance nous tourne vers l’avenir ; c’est un désir et une attente du bien, d’un lendemain ou d’un avenir meilleur. Ce qui est extraordinaire avec l'espérance, c'est que sa présence change tout, même si en apparence rien ne change.

En cette année de grâce, année jubilaire et durant le temps favorable du carême, nous sommes invités chacune et chacun à faire nôtres ces paroles du Prophète Isaïe : « Le Seigneur m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ».

Le cœur des hommes et des femmes de bonne volonté est habité par l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, plus durable, plus fraternel, comme le rappelle souvent l’Enseignement social de l’Église. Espérer mobilise et met en marche bien des personnes au service des autres et du bien commun. 

La charité se réjouit de voir grandir l’autre, elle souffre quand l’autre est en souffrance, seul, malade, sans abri, méprisé… Retenons que la charité, quand nous la vivons dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance. Et le Pape nous invite à vivre concrètement l’espérance auprès des publics fragiles, et à devenir « des signes tangibles d’espérance pour de nombreux frères et sœurs qui vivent dans des conditions de détresse ».   

Voilà qui nous invite à vivre ce temps en prenant soin de ceux qui se trouvent dans des situations et des conditions de souffrance, de solitude, de chômage, d’angoisse ; en donnant ne serait-ce qu’un sourire, un geste d’amitié, un regard fraternel, une écoute sincère, un service gratuit, un acte de charité et de solidarité.

En cette année 2025, l’action de solidarité découlant de nos efforts de carême au sein de notre communauté de paroisses des Terres et Eaux de Marmoutier sera orientée vers le diocèse d’Idiofa, dans la province du Kwilu, à l’Ouest de la République Démocratique du Congo. Il s’agira pour nous de contribuer à l’éducation des enfants et jeunes malnutris, sourds-muets, estropiés...se trouvant dans cette partie touchée fortement par la pauvreté et la précarité. 

Bien plus, le dimanche 30 mars 2025 à Birkenwald, à l’occasion de la journée chantante pendant la messe interparoissiale,  nous vivrons un temps fort du Jubilé 2025 “ Pèlerins d’espérance”. Nous vous invitons tous à y prendre part afin de témoigner de l'espérance qui habite en chacun et chacune de nous. 

Père Michel MUKENDU MBAYABU

prêtre spiritain, curé de la Communauté de Paroisses

des Terres et Eaux de Marmoutier

l'Édito

de Sophie Friedrich & Nicolas Kerrmann,
coopérateurs pastoraux

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Août 2025

Ouvrons nos coeurs!

Ouvrons nos horizons!

Après cette année, je me sens fatiguée et vidée, assoiffée de calme, d’espace, et d’amitié. Et vous ? 

Je veux dire stop à l’inquiétude, au « trop de tout », et au tourbillon. Pas vous ? 

J’aspire à des prés d’herbe fraîche où me reposer, à des eaux tranquilles pour me retrouver, pour te retrouver Seigneur. Peut-être que vous aussi ? 

L’été est ce moment où le temps semble pour une fois, s’étirer ; où je peux choisir de partir, de voir d’autres horizons mais aussi d’ouvrir, d’élargir l’espace de mon cœur. Il est temps de prendre la route du soleil et du Seigneur. Pour cela pas besoin d’aller très loin, il suffit de suivre une des règles de Saint Benoît et « d’ouvrir l’oreille de son cœur » et de dire à Dieu « viens ».

l'Édito

de Sophie Friedrich & Nicolas Kerrmann

Août 2025

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Ouvrons nos cœurs !

Ouvrons nos horizons !

Après cette année, je me sens fatiguée et vidée, assoiffée de calme, d’espace, et d’amitié. Et vous ? 

Je veux dire stop à l’inquiétude, au « trop de tout », et au tourbillon. Pas vous ? 

J’aspire à des prés d’herbe fraîche où me reposer, à des eaux tranquilles pour me retrouver, pour te retrouver Seigneur. Peut-être que vous aussi ? 

L’été est ce moment où le temps semble pour une fois, s’étirer ; où je peux choisir de partir, de voir d’autres horizons mais aussi d’ouvrir, d’élargir l’espace de mon cœur. Il est temps de prendre la route du soleil et du Seigneur. Pour cela pas besoin d’aller très loin, il suffit de suivre une des règles de Saint Benoît et « d’ouvrir l’oreille de son cœur » et de dire à Dieu « viens ». Viens Te promener chez moi fais le tour de mes sentiers tortueux, assis-toi au bord de mes pensées. Ce n’est peut-être pas un endroit calme et lumineux, mais je veux t’y faire une belle place aujourd’hui. 

Quelques minutes ou des heures durant. Ne rien vouloir maîtriser, être simplement là présent à Lui.

Quand on fait un pèlerinage, on sait que l’on va faire des kilomètres et que c’est difficile et pénible, Lourdes ou saint Jacques de Compostelle ne sont pas à côté. Et bien faire un pèlerinage en soi, c’est aussi faire un déplacement intérieur, ou plutôt c’est accepter de faire un déplacement intérieur, et ce n’est jamais facile. Le Seigneur goûte nos bonheurs, et Il regarde avec nous nos difficultés à aimer mais Il vient surtout nous apaiser afin que nous puissions revivre.

Et bien c’est à vous de choisir où, quand et comment vous allez prendre du temps pour Lui et avec Lui.

Pour ce début d’année pastorale, prenons le temps de rêver à de nouveaux horizons.

Un horizon qui touche chacun, qui amène à être plus proche du Christ, qui ouvre le cœur à la rencontre de nos frères et de nos sœurs. 

En ce temps de jubilé en pèlerins d’espérance, nous pouvons remettre au Seigneur tous nos projets de cette nouvelle année pastorale qui s’ouvre à nous, soyons des témoins de cette Espérance joyeuse dans nos paroisses, nos villages et familles. 

Sophie FRIEDRICH

coopératrice pasto adultes de la zone pastorale de Saverne

Nicolas KERRMANN

coopérateur pasto jeunes du doyenné de Saverne

l'Édito

de Claude Wender

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avril 2025

Foi et Résurrection

« Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur (1 Co, 15) ».

La Résurrection du Christ est l’objet même de notre foi. Depuis que l’Église existe, c’est vers la résurrection du Christ que se tourne toute sa pensée, toute sa prédication et toute sa vie liturgique.

La pierre du tombeau est la gardienne de la mort, mais la gardienne a failli à sa mission. La pierre est roulée sur le côté, elle n’est plus à sa place. Tel est tout notre Évangile.

Les artistes aiment à représenter la Résurrection, le moment même de la Résurrection ! L’Évangile n’a pas peint ce ou ces tableaux-là.

La Résurrection est un acte d’amour trop intense pour pouvoir être vu par quiconque. Le matin de Pâques les femmes se rendent au tombeau et le trouvent vide. Pierre et Jean arrivent. Pierre est l’homme de l’action, il vit les choses à fond, mais souvent sans bien les comprendre. Jean au contraire est l’homme de la contemplation. Jean voit les linges posés à part ; il voit, et il croit !

Chacun de nous a un peu de l’un et de l’autre. Regarder, ce n’est pas toujours voir. Il faut à notre action la vision pénétrante de celui qui s’arrête pour regarder et méditer, et ainsi fortifier notre espérance.

 

L’espérance ne déçoit pas (Rm 5,5). Elle a son pilier dans la foi en la vie éternelle.

Comme Pèlerins de l’Espérance, prenons donc du temps pendant ce Carême et tout au long de cette année jubilaire pour approfondir notre foi. Le diocèse de Strasbourg a édité et mis en ligne un riche et formidable outil de travail en ce sens.

Le souhait formulé par le Pape François en introduction de la Lettre du Jubilé résume le contenu dans le sillage même de l’apôtre Paul : « puisse l’espérance remplir le cœur de ceux qui liront cette lettre ».

Nous avons tendance à toujours retourner à nos inclinations naturelles, à mettre notre confiance dans les biens matériels et à chercher notre bonheur là ou le monde le place.

Le Christ ressuscité des morts puis apparu aux disciples, nous invite à tourner notre cœur vers les biens spirituels qui sont bien plus importants !

La résurrection de Jésus n’est pas simplement un heureux dénouement de sa mort tragique, elle marque le début d’un monde nouveau ; car si le Christ est ressuscité, ce n’est pas pour entrer tout seul dans la vie éternelle, c’est pour nous y faire entrer nous aussi avec lui.

Claude WENDER

diacre de la Communauté de Paroisses

des Terres et Eaux de Marmoutier

l'Édito

de Père Gérard

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juin 2025

Merci pour un bout de chemin ensemble

Quand je suis rentré de l’Afrique de l’Ouest en 2014, je ne savais pas quels seraient les contours et les visages de la nouvelle mission qui m’était donnée de vivre. A présent, au moment de fêter mon jubilé de 50 ans de prêtrise, je vois le chemin parcouru. Ce qui habite mon cœur, c’est une grande reconnaissance, un merci d’abord au « Maître de la Moisson » qui m’a appelé hors de mon petit village lorrain pour tâcher d’être un de ses ouvriers. Un lien priant avec Lui permet de recevoir lumière et force pour vivre comme disciple et missionnaire. C’est aussi un grand merci pour tous les chemins de vie parcourus ensemble dans les « Terres et Eaux », pour les personnes rencontrées, chacune avec son histoire et son itinéraire propre.

 

Arriver

Venant d’une autre manière de vivre la mission, il m’a fallu d’abord « arriver » c’est-à-dire apprendre à connaître les personnes et les situations, la pastorale déjà engagée, les engagements des uns et des autres. L’accueil simple et vrai que vous m’aviez réservé m’a permis de m’insérer assez rapidement, grâce, parmi d’autres, au grand frère Edouard Brucker et à l’ancienne EAP des Eaux Vives. Et cela pour tâcher d’être présent, partager foi et espérance à la suite du Christ. Ce chemin s’est poursuivi avec la nouvelle configuration des « Terres et Eaux de Marmoutier. »

 

Aux grands moments de la vie

Notre tâche de prêtre nous assigne, d’ailleurs, à être présent aux grands moments de la vie humaine, la vie à ses débuts, lors des baptêmes, la vie en son choix fondamental, lors des mariages, et, enfin, la vie qui s’achève, lors des funérailles. J’ai été heureux de partager ces moments de la vie, avec ses joies, ses espoirs, aussi ses larmes et ses peines. C’est une grâce de partager cette part d’humanité, que nous savons habitée par une présence, celle du Christ.

 

Disciple de l’unique Prêtre avec d’autres

Cette mission de prêtre, je suis reconnaissant d’avoir pu la réaliser, le mieux possible, avec mes limites, mais toujours avec des confrères, bien différents les uns des autres comme les Spiritains peuvent l’être, mais attelés à une même tâche : dire l’Evangile aujourd’hui, en accompagnant les personnes, en les connaissant, en les rassemblant, et les invitant à poursuivre le chemin dans l’espérance.

 

Jeter à nouveau le filet

Le choix d’un nouveau pape, d’abord missionnaire au Pérou, est une invitation forte à poursuivre le chemin là où nous sommes aujourd’hui et aussi, dans des situations toujours nouvelles, oser jeter le filet de nouveau, à la suite du Christ.

Père Gérard MEYER

prêtre spiritain au sein de la Communauté de Paroisses

des Terres et Eaux de Marmoutier

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